Le Centre

Aérodrome de Saint Martin de Londres, Hérault, Languedoc-Roussillon, 43°48N, 03°47E, altitude 182m. Auto-information 122,5. Fréquence “circuit ” 122,45 . Piste en herbe 12/30 de 600×70 incluant deux bandes en dur parallèles de 425×10. District et Météo: Montpellier

Le club a été créé (comme section de l’aéroclub de l’Hérault) en 1955, soit depuis un peu plus de 53 ans. Il est devenu autonome et CVVM dans les années 1985 et installé sur l'aérodrome de Saint Martin de Londres, à 25 km au Nord-ouest de Montpellier. L'accès en est facile, avec ou sans remorque, en quittant l'autoroute à Montpellier et en prenant la D 985 au Nord. La plateforme est réservée au vol à voile et aux avions de servitude basés.

Historiquement, les vélivoles montpelliérains utilisaient le terrain de Candillargues, en bord de mer et d'étangs, mais les pentes de Nord de la ville furent étudiées dès 1940, et on aboutit, il y a une trentaine d'années, à la création de cet aérodrome, situé dans la cuvette de Saint Martin de Londres, au pied de l'Hortus et du Pic Saint Loup, à 15 km de la Séranne. Ces trois reliefs proches composent un paysage très beau et surprenant, et ils sont par ailleurs très intéressants sur le plan géologique. Et en plus, il sont directement exploitables en vol à voile !

Le Pic Saint Loup est une pente orientée Est-ouest, de plusieurs kilomètres, dont l'altitude est comprise entre 580 et 300 mètres ; cette pente est utilisable sur sa face abrupte par vent de Nord ou de Nord-ouest : c'est alors un véritable ascenseur ! Mais on peut également se servir de son flanc Sud.

Quand au mot “Londres”, il viendrait du bas latin “loundrès”, et cela signifierait, comme pour la capitale britannique, la présence d'anciens marais.

Bienvenue au (grand) club !

C'est depuis une quinzaine d'années que la plateforme du Pic Saint Loup est devenue un centre de première grandeur. Sa notoriété s'est, en particulier, accrue avec l'arrivée de Bernard Balay qui en fut le Chef-Pilote de 80 à 85, et avec la présence de compétiteurs de renommée internationale, comme Alain Delylle, Jean-Pierre Milan, et Gérard Lherm. Tout récemment, un autre champion du monde s’est établi au Pic : François-Louis Henry.

Il fallait au Pic Saint Loup une infrastructure à la hauteur de son aérologie. C'est chose acquise, grâce au travail de toute une équipe dévouée et efficace animée par le Président Gabriel Foulquié.

Ainsi le terrain s'est vu progressivement doté de pistes en dur ; fini les planeurs embourbés ! Les journées d'onde qui succèdent pratiquement toujours à une perturbation pluvieuse, sont désormais exploitées au mieux.

Le CVVM dispose d'un parc “tout plastique” et pour l'école, d'une escadrille de cinq “Twin Astir”, de deux “Duo Discus”, d'un “JANUS C” et d'un “Nimbus 4D”. Cette flotte remarquablement homogène (qualité appréciée par les élèves comme par les instructeurs) est utilisée comme suit : 3 “Twin II” pour l'école de début, 2 “Twin III” et 2 “Duo Discus” pour l'école sur la compagne. Le “Janus C” et le “Nimbus 4D” pour s'exercer au mieux au maniement des volets sur des vols sur la campagne exceptionnels.

Les monoplaces vont du « Pégase » au “Ventus 2 Cx”, en passant par “LS4”, “LS 6-W”, “LS7”, “Discus” et “LS8” . Les impressionnants hangars du Pic abritent aussi plusieurs privés : un Twin III motorisé, les Ventus GG et le DG1000S qui fait aujourd’hui le bonheur des voltigeurs.

A noter : le Pic a eu un rôle très important pour le renouveau de la pratique du vol à voile par les pilotes paraplégiques, le club ayant commandé le premier Twin III certifié en France et muni de commandes manuelles intégrales. Premier pilote formé sur cette machine, Maurice Malterre vole désormais sur son propre Pégase, équipé de commandes manuelles intégrales, et enfile régulièrement des circuits de 500 km vers son Clermont-Ferrand natal.

Deux “Rallye” MS 893 et un DR 400/180 sont là pour assurer des remorquages qui sont généralement courts, vers la pente du Pic, ou bien, pour l'onde, vers la vallée de l'Hérault. Là encore, les pistes en dur sont un progrès notable, et rendent plus sûr le décollage des biplaces lourds.

Le club fonctionne tous les jours de l'année, un roulement étant prévu pendant les journées de repos du Chef Pilote, Michel Allenou, qui est bénévole.

Décollage immédiat !

Passons aux vols proprement dits, en insistant tout d'abord sur la nécessité pour tous les pilotes d'être particulièrement rigoureux : si l'aérologie et le site du Pic Saint Loup offrent beaucoup, ils exigent également beaucoup pour voler en toute sécurité :

  • les dimensions de la piste imposent de dégager rapidement les planeurs posés. Il est d'ailleurs souvent indispensable de se mettre en attente sur la pente, et de demander un numéro pour l'atterrissage.
  • les possibilités de vache sont extrêmement limitées, en raison de la nature des sols (vignes, rocailles, garrigues, chênes-verts…). L'usage établi est donc de rester en local d'aérodromes, assez nombreux et biens répartis, heureusement : Alès, la Grand Combe, Ruoms, Aubenas, Mende, Florac, Bédarieux, Pézenas. On peut y ajouter les terrains privés de Valmascle et de Baumes-Vissec.

  • Il arrive aussi que les excellentes conditions en thermique (2000m de plafond, 2500 m et parfois plus de 3000 m vers le Mont Lozère) s'évanouissent en milieu d'après-midi, avec la rentrée du “marin” vers le Pic (voir l'article de Jean Liberty dans le N° 45 de Vol à Voile Magazine). Mais si l'on a pris la précaution de rester à 2000 m vers la Grand Combe (km 50), le retour est en principe sans histoire.
  • en onde, il faut particulièrement se méfier des reliefs pouvant être “déventés”, et il faut s'informer sur les divers ressauts.

Des consignes détaillées ont été rédigées par le Chef de Centre, Gérard Lherm. Ces règles, édictées en fonction de l'expérience accumulée au Pic Saint Loup, doivent être respectées.

Les contraintes de l'espace aérien qui étaient, il y a peu de temps encore, inexistantes, sont aujourd'hui nombreuses et il est nécessaire de bien les connaître. Au point Simar, en raison des Airbus qui relient l’aéroport international de Montpellier-Méditerranée, un protocole d'accord limite les planeurs à 1200 mètres QFE à la verticale de l'aérodrome de Saint Martin. On ne peut donc plus, comme autrefois, monter directement à 2000m sur le Pic et avancer rapidement vers le Nord. Heureusement, grâce à une bonne coopération avec les organismes de contrôle, et avec le transpondeur dont sont équipés la quasi-totalité des planeurs de performance, il est encore possible de vivre un vrai vol à voile !

Heureuses Perspectives

Pour résumer, le vol à voile est praticable presque tout au long de l'année, en pente, en thermique ou en onde. Un pilote de plaine pourra, par exemple, tourner un triangle Saint Martin - Bédarieux - Aubenas (300km) en restant en local d'aérodromes, et ceci, d'avril à septembre.

En onde, en hiver notamment, les ressauts de la vallée de l'Hérault ou de la Vis, du Vigan, du Lingas, du Lozère, de la vallée de Saint Pons, permettront aussi de bien circuiter. Les gains de 3000 m sont faciles sans oxygène, et ceux de 5000 m peuvent se faire en restant sous le FL 195 avec un largage sur la pente nord du Pic.

Quand au “traversées”, Gérard Lherm a l'habitude de réaliser de très grands circuits, de 700 à plus de 1000 km au départ du Pic, en reliant les Alpes et les Pyrénées en vol d'onde.

Le 500 en thermique est désormais assez fréquent. C'est Jean-Pierre Milan qui avait effectué, il y a quelques années, le premier aller et retour Saint Martin - Briançon en thermique avec son LS7, après avoir franchi la vallée du Rhône au niveau de la Voulte et de Rochecourbe (en été, avec 2000 m de plafond). Depuis, le Massif Central a été également bien exploité avec des vols vers Vichy ou Montluçon.

Revenons à la vie quotidienne. Pour l'hébergement, outre le camping possible - mais malencontreusement sans ombre ! - sur le terrain, il y a des chambres de quatre lits. A quelques minutes de la piste, se trouvent des gîtes ruraux et le camping de Saint Martin de Londres.

Le soir, les vélivoles se rassemblent souvent à la pizzeria “A l'Italia” tenue par d'authentiques Napolitains. Toujours à Saint Martin de Londres, Georges Rousset tient, aux “Muscardins”, l'une des meilleures tables du Languedoc…

Quand au vignobles, depuis plusieurs années des viticulteurs s'orientent vers la qualité (Causse de la Selle ou Domaine de la Roque, par exemple). A vingt kilomètres, à Gignac se trouve le célèbre cru de Daumas Gassac évoqué dans le film « Mondo Vino ».

De nombreuses randonnées pédestres sont possibles : Pic Saint Loup, Château de l'Hortus, Ravin des Arcs, et l'on peut aussi pratiquer le parapente, l'équitation, la spéléo ou descendre l'Hérault en canoë. On visitera la Grotte des Demoiselles, le Cirque de Navacelles, Saint Guilhem le Désert ; du côté d'Anduze, on trouvera la bambouseraie de Prafrance, le Musée du Désert et le souvenir des Camisards des vallées cévenoles. On descendra de voiture et l'on se rendra à pied dans la très agréable vieille ville de Montpellier. Les plages (Carnon, la Grande Motte, Palavas) sont à moins d'une heure de l'aérodrome et peuvent permettre un bon compromis entre les vacances familiales et le vol à voile.

Bien entendu, si l'on prévoit un séjour au Pic, et pour faciliter les tâches d'organisation du Chef-pilote, il sera bon de contacter son secrétariat (04 67 55 01 42).

cvvm/centre.txt · Dernière modification: 2014/11/27 16:21 par cvvm
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